Appels d’offres publics : repérer et répondre aux critères RSE implicites
- aude branka
- il y a 12 minutes
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Les appels d’offres publics intègrent aujourd’hui de plus en plus d’exigences liées à la RSE, qui deviendront obligatoires à partir d’août 2026.

Dans un appel d’offres, les critères RSE implicites peuvent apparaître sous différentes formes. On les retrouve par exemple dans les exigences de gestion des déchets, de recyclage ou de réduction des emballages, dans les caractéristiques environnementales des matériaux demandés, dans la limitation des nuisances comme le bruit ou les émissions de CO2, ou encore dans l’analyse des risques humains, les conditions de travail, l’insertion professionnelle et l’égalité des chances. La traçabilité, le respect des normes sociales et environnementales et la transparence de la chaîne d’approvisionnement sont également des indicateurs forts. Même lorsqu’ils ne portent pas le nom de “RSE”, ces critères ont un poids réel dans l’analyse des offres.
Pour les petites PME, ces exigences soulèvent souvent plusieurs difficultés. Les réponses sont parfois construites dans l’urgence, ce qui nuit à leur cohérence. Les données utiles existent, mais elles sont éparpillées entre différents services ou documents. Et surtout, il subsiste souvent un doute : est-ce que la réponse apportée correspond réellement à ce que l’acheteur public attend ? Dans ce contexte, la RSE devient moins un sujet de communication qu’un enjeu de sécurisation des candidatures.
Une réponse efficace repose sur une méthodologie simple en trois étapes. La première consiste à analyser chaque appel d’offres pour identifier les attentes RSE implicites. Un marché de construction peut par exemple sous-entendre l’usage de matériaux bas carbone, tandis qu’un marché de services peut attendre des engagements en matière d’insertion professionnelle. La deuxième étape est la centralisation des preuves. Bilans carbone, certifications, politiques d’achats responsables, actions sociales ou données RH doivent être regroupés dans un dossier clair, réutilisable et à jour. Enfin, il est essentiel d’adapter la formulation des réponses avec des éléments précis et chiffrés. Dire que l’on agit ne suffit pas : il faut montrer comment et avec quels résultats concrets.
J’accompagne les entreprises pour renforcer leur démarche RSE, structurer leurs données afin qu’elles soient immédiatement mobilisables et former les équipes à identifier et valoriser leurs engagements existants. L’objectif n’est pas d’être parfait, mais d’être prêt, rigoureux et confiant dans la mise en œuvre de leur stratégie RSE.
Récemment, une PME spécialisée dans les fournitures de bureau a remporté un marché public face à des acteurs plus importants. Elle a mis en avant une politique d’achats responsables privilégiant des fournisseurs locaux et éco-certifiés, un bilan carbone en baisse continue depuis trois ans et des actions concrètes d’insertion professionnelle représentant 10 % de ses embauches. Cette préparation en amont a été déterminante pour convaincre l’acheteur public.
Si tu souhaites mieux structurer et valoriser tes engagements RSE au sein de ton entreprise, je serai ravie d’en discuter avec toi.



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